Il n’y a pas eu de surprise ce dimanche dans le Pas-de-Calais. Comme de coutume, le Grand Prix d’Isbergues s’est en effet conclu par un sprint massif après 200 kilomètres de course. Bien soutenu par ses coéquipiers dans le final, Clément Russo s’est octroyé la sixième place d’une épreuve remportée par Olav Kooij.
En guise d’épilogue d’une semaine passée entre le Nord de l’Hexagone et la Belgique, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ United avait ce dimanche rendez-vous à Isbergues pour le Grand Prix éponyme. Traditionnellement destinée aux sprinteurs, la course s’est de nouveau inscrite dans une configuration favorisant les hommes rapides, puisqu’à peine quatre coureurs ont pris les devants au départ et que le peloton s’est montré en contrôle sur un tracé sans véritables obstacles. « Les grands tours de circuit se sont faits sur un très bon tempo et le dernier tour a été très rapide pour revenir sur les échappés », exposait Tanguy Turgis. À vingt kilomètres du terme, les coureurs ont atteint le circuit final, à répéter quatre fois, et l’échappée s’est progressivement disloquée avant d’être complètement neutralisée avant l’ultime boucle de six kilomètres. C’est alors que la Groupama-FDJ United est sortie de sa réserve. « On a été patients, assurait Tanguy. On envisageait de s’inscrire dans une course de mouvements si elle s’enclenchait dans le final, mais le peloton a fait ‘’rouleau compresseur’’ et il n’y a pas eu d’ouverture. En l’absence de Paul, on avait décidé d’orienter le sprint sur Clément. N’ayant pas un des favoris à la victoire, on s’est logiquement fait discrets dans un premier temps ».
« Clément est une valeur sûre », Tanguy Turgis
Dans les cinq derniers kilomètres, la Groupama-FDJ United s’est en revanche affirmée dans les premières positions. « Il y a d’abord eu un bon travail de Kevin et Karl tout au long de la journée pour protéger Clément, reprenait Tanguy. Dans le final, il fallait vraiment être costaud pour garder sa position car la course avait été plutôt facile et beaucoup de coureurs avaient de la fraîcheur. Titouan, Johan et Axel formaient le train pour Clément, et on a essayé de le placer du mieux possible ». Dernier wagon de la locomotive, Axel Huens a déposé Clément Russo peu avant la flamme rouge dans les dix premières positions, puis l’expérimenté Lyonnais a fait parler tout son savoir-faire pour convertir le tout en sixième place à l’arrivée. « On espérait le podium dans un scénario très positif, et pourquoi pas le top 5, disait Tanguy. Au final, on est juste en dehors, mais la régularité de Clément a encore parlé. Il a de très grosses facultés pour se placer dans les moments cruciaux, comme il l’a montré à plusieurs reprises sur le Tour. Il fait toujours face à des purs sprinteurs, donc il n’est pas évident de rivaliser pour la victoire, mais il est impressionnant de régularité. C’est une valeur sûre. On ne pouvait pas espérer beaucoup plus aujourd’hui. On a maximisé nos chances ».