Si la première partie de semaine a réservé son lot de difficultés sur Tirreno-Adriatico, c’est un tout autre défi qui se profilait ce vendredi sur la « Course des deux Mers ». Pas moins de 4000 mètres de dénivelé positif figuraient en effet au programme de cette journée entre Marotta-Mondolfo et Mombaroccio, sans ascensions majeures, mais avec un terrain extrêmement vallonné. Une vraie explication entre leaders était attendue, mais le tracé se prêtait aussi à la réussite potentielle d’une échappée. C’est pourquoi l’Équipe cycliste Groupama-FDJ United s’est lancée à l’abordage durant les trente premières minutes de course. « Brieuc et Kevin avaient les jambes un peu lourdes au départ, mais Lorenzo, Valentin et Rémy ont tenté de prendre l’échappée, confiait Yvon. Leur tour revenait forcément un peu souvent, et on a malheureusement loupé de peu le bon coup avec Valentin et Lorenzo. Ils sont sortis en contre derrière huit coureurs, mais le peloton ne les a pas laissés faire, d’autant qu’il y avait Van der Poel avec eux. On a raté cet objectif, et on s’est ensuite reconcentrés pour être présents dans le final ».

Un final qui se composait de deux boucles très accidentées de vingt-et-un kilomètres. L’échappée jouissait encore d’un avantage intéressant à l’entame de celui-ci, alors que le peloton a explosé dès l’ascension d’un mur de 500m à plus de 10%, à trente-cinq bornes de l’arrivée. Clément Braz Afonso est parvenu à accrocher le bon wagon, et a été rejoint peu après par Brieuc Rolland, mais aussi Valentin Madouas et Kevin Geniets avec un léger contre-temps. « Je suis assez content des troupes, car quand il n’y avait plus que trente-cinq coureurs dans le peloton, on en avait encore quatre, confirmait Yvon. C’était plutôt pas mal, et cela veut dire qu’on était dans le match physiquement ». Malheureusement, à l’issue de la première boucle, Kevin Geniets a été mis hors-jeu en raison d’une crevaison, puis le groupe des favoris a haussé le tempo afin de réduire la marge sur les deux rescapés de l’échappée. Au pied de la dernière montée, Julian Alaphilippe et Michael Valgren, pour les citer, comptaient encore une minute d’avance, et la bataille a rapidement éclaté parmi les favoris. Brieuc Rolland, Valentin Madouas et Clément Braz Afonso se sont dès lors accrochés du mieux possible derrière les principaux prétendants au général.

À un kilomètre du sommet, Clément Braz Afonso a même brièvement rejoint les cadors au sein d’un groupe d’une quinzaine d’hommes, avant que tout n’explose de nouveau. Sur la ligne, 56 secondes après le vainqueur Valgren, et 45 après le nouveau leader Isaac del Toro, le grimpeur de poche tricolore s’est finalement adjugé la quinzième place. « C’est un final vraiment intéressant de sa part, commentait Yvon. Il est juste derrière les dix plus costauds. Cela prouve sa constance et confirme le fait qu’il devient vraiment un atout sur ces profils de course. Je suis aussi plutôt content de Valentin. Il a vraiment été très actif en début de course pour prendre l’échappée, il a produit beaucoup d’efforts, mais il était encore présent dans le final, même s’il a un tout petit peu lâché dans la dernière bosse. C’est signe que sa condition devient vraiment intéressante et c’est plutôt encourageant ». Le Breton a pour sa part obtenu la 25e place du jour alors que Clément Braz Afonso pointe désormais au 16e rang du général. « On veut prendre le risque d’aller chercher mieux, ajoutait Yvon. Demain, Clément fera partie de ceux qui tenteront de prendre l’échappée pour essayer de jouer la gagne et, mécaniquement, améliorer son classement général ».

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