Orpheline de ses meilleures cartes pour le classement général, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ United a tenté de s’illustrer d’une autre manière, ce lundi, alors que la première arrivée au sommet du Tour d’Oman était au programme. Dans cette troisième étape, Quentin Pacher s’est ainsi projeté en tête de course avant d’être revu dans la dernière heure. Au sommet d’Eastern Mountain, Rémy Rochas a coupé la ligne en 25eposition.
Déjà réduite à six unités après le forfait de Brieuc Rolland dimanche matin, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ s’est comme attendu élancée avec seulement cinq hommes ce lundi pour la première étape décisive du Tour d’Oman. Victime d’une lourde chute vers Yitti Hills vingt-quatre heures plus tôt, Josh Kench était logiquement non-partant en raison d’une côte cassée. La formation tricolore a de fait dû changer son fusil d’épaule. « Il y avait la possibilité qu’une belle échappée aille loin aujourd’hui, donc on s’est concentré sur cet objectif en tâchant de ne pas se faire piéger au départ, indiquait Thierry Bricaud. Les gars l’ont très bien fait, car ça attaqué dès le début, il y a eu énormément de mouvements, ils sont sortis à vingt-trois et on avait Thibaud et Quentin. Un peu plus tard, sept coureurs sont ressortis de cette échappée, avec Quentin ». En tête, le puncheur tricolore a notamment retrouvé Alex Baudin, Rui Oliveira, Jensen Plowright, ou encore le vainqueur de la veille et leader du général, Baptiste Veistroffer.
Leur avance a un temps flirté avec les quatre minutes, mais était quasiment réduite de moitié à l’entrée dans les cinquante derniers kilomètres. Peu après, Quentin Pacher a d’ailleurs dû baisser pavillon. « Ils n’ont rien calculé devant, ça a roulé à bloc, assurait Thierry. Sur la fin, Quentin était un peu rincé. C’est malgré tout une journée qui va lui servir pour la suite ». Les derniers membres de l’échappée sont parvenus à tenir tête au peloton jusque dans les premiers remparts de l’ascension finale d’Eastern Mountain (3,4 km à 8%). « Comme attendu, ça s’est résumé à une montée sèche pour le général, ajoutait Thierry. Le but était que Rémy et Thibaud fassent la montée correctement pour se tester et faire des efforts. Avant cela, il y a eu plusieurs chutes dans le final à cause de l’état de la route. Les gars sont passés à travers mais ont pris les cassures et sont revenus juste avant la bosse. Rémy s’est accroché au pied mais il n’avait pas les jambes pour jouer avec les meilleurs ». Sur la ligne, le coureur savoyard a alors terminé un peu plus d’une minute après le vainqueur, Mauro Schmid. Mardi, le peloton retrouvera un terrain tout plat pour le deuxième sprint massif de l’épreuve.