C’est comme de tradition autour de la cité phocéenne que débutait la saison dans l’Hexagone, mais aussi, et par la même occasion, le calendrier des FDJ United Series, nouvelle appellation de la Coupe de France de cyclisme. C’est en revanche un tracé « allégé » en comparaison des précédentes éditions qui se profilait pour le peloton à travers les 145 kilomètres au programme du jour. Un changement non sans conséquences. « Cela faisait dix ans qu’on n’avait pas fait ce parcours, sans la Route des Crêtes, précisait Benoît Vaugrenard. On imaginait donc un gros groupe au sprint à l’arrivée, mais il fallait tout de même être vigilant car lorsque le parcours est un peu moins difficile, ça peut bouger de loin. C’est exactement ce qu’il s’est passé dans la descente sinueuse de l’Espigoulier, où on savait que ça pouvait casser ». À soixante kilomètres du but, dans la traversée de Gémenos, un peloton d’une trentaine d’unités comprenant cinq coureurs de l’Équipe cycliste Groupama-FDJ United était alors nettement détaché. « C’était plutôt bien joué, soulignait Benoît. C’est juste dommage qu’il nous manquait Ewen. Ensuite, on savait que ça allait ressortir, il fallait être vigilant, et on a pu mettre Axel dans un nouveau groupe. Cela aurait été un peu mieux si on avait eu Lorenzo ou Maxime, mais ce n’est jamais simple dans le feu de l’action ».

Au sein d’un groupe de onze coureurs, le nouvel arrivant Axel Huens a dès lors surtout défendu les intérêts du collectif. « Le but était qu’il ne roule pas, mais il préférait passer un mini relais de temps en temps car il prenait des cassures en restant en queue de groupe, complétait Benoît. Ce groupe a pris quarante secondes, mais le peloton a roulé fort derrière et cet avantage n’aurait de toute façon pas été suffisant pour franchir la Gineste ». Dernière difficulté du jour, le Col de la Gineste a sonné la fin de l’escapade pour Paul Lapeira, tandis que le peloton est globalement resté groupé malgré quelques pétards. « Ewen a essayé, mais c’était un peu peine perdue, confiait Benoît. Je n’ai jamais vu un mec sortir dans la Gineste avec le vent de face et aller gagner. Il fallait donc se concentrer sur le sprint ». Trois hommes ont tout de même animé le retour vers Marseille avant d’être réintégrés peu avant la flamme rouge. « Cyril et Axel devaient chacun faire leur sprint, reprenait Benoît. On avait décidé d’attendre le plus longtemps possible avec le vent de face mais il y avait beaucoup de monde et il n’était pas simple de se dégager. On savait qu’il valait mieux être du côté droit, et c’est effectivement de ce côté que Coquard a émergé ».« J’ai essayé de lancer Axel et Cyril, ils étaient dans ma roue, et j’étais moi-même dans celle de Coquard, témoignait Victor Loulergue. Malheureusement, ils n’ont pas réussi à trouver l’ouverture derrière moi pour passer ». Le jeune homme de 21 ans, pensionnaire de « La Conti », a alors maintenu son effort et su se frayer un chemin jusqu’à la sixième place du jour. Axel Huens (11e) et Cyril Barthe (16e) ont fini un peu plus loin. « C’est dommage, car s’ils avaient pu s’extraire dans le sprint, cela aurait donné un meilleur résultat », ajoutait Victor. « On est un peu frustré de cette journée car je pense qu’il y avait possibilité de mieux faire, confirmait Benoît. C’est dommage que nos sprinteurs n’aient pas pu sortir de la boîte, mais Victor a bien sauvé les meubles. Même si le résultat brut n’est pas celui qu’on attendait, je retiens l’engagement de toute l’équipe. Nos sept coureurs étaient dans le peloton, dont deux coureurs de « La Conti ». On a pesé sur la course. Il reste maintenant quelques petits réglages à peaufiner pour pouvoir performer du mieux possible à Bessèges ».

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