Loin d’être plate et rectiligne, puisqu’affichant 2000 mètres de dénivelé positif, la troisième étape du Tour d’Andalousie apparaissait tout de même plus abordable que les deux précédentes, en raison de l’absence de véritables cols. La course s’est par conséquent avérée bien moins dynamique que depuis le départ de la Ruta del Sol 2026. « On savait que ce serait probablement une étape pour les sprinteurs, même s’il fallait être vigilant après deux journées difficiles pour le peloton, indiquait William Green. Certaines équipes voulaient vraiment saisir l’opportunité du sprint et elles ont pris les commandes, ce qui était très bien pour nous. Il y avait des bonifications après trente kilomètres, mais dès le départ, toutes les équipes WorldTour ont souhaité laisser filer une échappée. Le classement général n’était pas un enjeu aujourd’hui, et on était entièrement concentrés sur le sprint. C’était un peu stressant toute la journée en raison des routes étroites et du revêtement. Il y avait un peu de vent par endroits, mais on est resté en contrôle à l’avant du peloton ».

Quatre coureurs ont formé l’échappée du jour, que le paquet a finalement neutralisé peu avant les dix derniers kilomètres. « On savait que le vent soufflait de la droite dans les huit derniers kilomètres, et il était donc crucial d’être placés et groupés dès le sommet de la bosse à treize kilomètres, ajoutait William. C’était un final particulièrement physique et qui s’est véritablement enclenché assez loin de l’arrivée, mais nous avons très bien géré la situation, et Clément ainsi que Paul était très bien placés à l’entrée dans les huit derniers kilomètres ». Le duo de la Groupama-FDJ United a longtemps suivi les roues de la formation Visma-Lease a Bike en tête de paquet, avant que les deux derniers kilomètres n’apportent un peu de confusion. « Il y a eu une grosse bagarre dans une portion montante à 900 mètres, avant un virage important, et Paul a perdu la roue de Clément, reprenait William. Il a réussi à bien se replacer dans la descente suivante, mais il a ensuite été contraint de lancer son sprint de loin, surtout dans un final comme celui-ci ».

Situé en huitième position à l’entame des 150 derniers mètres à 5% de moyenne, le Francilien a démarré son effort peu après, a trouvé l’ouverture sur la gauche de la chaussée, et au bout de la pente, s’est retrouvé côte à côte avec Christophe Laporte et Milan Fretin. S’il a devancé son compatriote, il a en revanche dû s’incliner d’un souffle face au Belge. « Il était assurément le plus puissant, mais le placement n’était pas suffisant pour espérer la victoire aujourd’hui, ajoutait William. S’il avait été dans la roue de Clément, il aurait gagné… C’est une deuxième place, mais c’est un bon coup de boost pour confiance, surtout physiquement. Après sa chute à Almeria et deux étapes difficiles avec des ascensions de 20 kilomètres, réussir un sprint comme celui-ci, dans un final aussi physique, c’est très bon signe. Demain devrait être une opportunité encore meilleure pour Paul, donc on est extrêmement motivé, surtout après ce qu’il a montré aujourd’hui ».

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