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Mission accomplie pour Arnaud Démare et son équipe

le 21 août 2018 - Tour du Poitou-Charentes, Etape 1, Jonzac-Cognac (194 km)
Deuxième de la Cyclassics Hambourg dimanche, Arnaud Démare est la tête d’affiche du Tour du Poitou-Charentes dont la première étape s’est déroulée sous la chaleur ce mardi. Il a immédiatement fait honneur à son rang en s’imposant aisément au terme d’une course parfaitement maîtrisée par ses équipiers, principalement Jérémy Roy et Sébastien Reichenbach.

 

Dans le bus au moment du briefing et pour bien préciser qu’une victoire n’est jamais facile à obtenir, Arnaud avait tenu ce propos à ses équipiers ‘’Il y a deux ans, j’étais venu ici pour faire du chiffre, j’étais reparti avec zéro victoire. On va donc faire en sorte de gagner la première étape… »

 

Après trois kilomètres, cinq coureurs ont pris les devants, Siskevicius (Delko-Marseille 13), Viel (Androni-Sidermec), Senni (Bardiani-CSF), Antomarchi (Roubaix-Lille Métropole) et Fournier (Vital Concept). Leur avance maximale a été de 4’20’’ au kilomètre 42.

 

Déjà Jérémy Roy avait mis en route en tête de peloton, bientôt secondé par Sébastien Reichenbach dont c’est le retour à la compétition, parfois par Ramon Sinkemdam, tandis que Benoît Vaugrenard allait chercher les bidons. Les échappés ont été repris à seize kilomètres de l’arrivée. Toutes les équipes concernées par le sprint ont alors joué des coudes sans jamais inquiéter le formidable collectif de Groupama-FDJ. Arnaud s’est imposé avec deux longueurs d’avance sur le jeune et talentueux Moschetti (Trek-Segafredo), trois sur Malucelli (Androni-Sidermec) et cinq sur Boudat (Direct Energie).

 

« Mon objectif c’était de gagner » A.Démare

 

« La journée a été difficile, dit Arnaud, et je tire un grand coup de chapeau à Jérémy Roy et Sébastien Reichenbach. A eux deux, ils sont allés chercher l’échappée. Ca s’est bien passé. J’ai été super bien emmené, c’était parfait. Ici il y a beaucoup de kamikazes qui prennent des risques et qui frottent beaucoup. Les jambes parlent, mais avant ça frotte énormément, et il faut rester placé. Mon objectif c’était de gagner une étape, il faut y aller dans l’ordre. Je suis très attendu. Si je ne gagne pas on me montre du doigt, si je gagne plusieurs étapes on dira qu’il n’y avait personne. Ici, il y a un très bon niveau, avec des gars comme Barbier (ag2r-La Mondiale) et Boudat qui sortent du championnat de France sur piste. En plus des Italiens. Je pense que le contre-la-montre, vendredi matin, va décider du vainqueur final. Jérémy Roy aurait pu prétendre à la victoire mais dans le final il a pris une cassure en roulant pour moi et c’est normal. Bruno Armirail est un bon rouleur, on ne va pas lui mettre une pression même s’il a fini 6e l’an dernier. »

 

« Sébastien et Jérémy ont tenu la baraque » Y.Madiot

 

« Ça c’est fait ! lançait Yvon Madiot sur la ligne d’arrivée. Venir avec un favori, ce n’est pas évident. Nous avons eu tout le poids de la course même si la formation Euskadi-Murias nous a donné un petit coup de main. Toute la journée, Sébastien et Jérémy ont assuré, ont fait un gros boulot. Ils ont tenu la baraque. Après, c’est en fonction des équipiers mais une ou deux victoires supplémentaires c’est encore jouable parce qu’Arnaud est le plus rapide. Un minimum de deux victoires sur cinq ce ne serait pas mal... » 

 

 

Par Gilles Le Roc'h

 

 

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