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Comme sur des roulettes !

le 04 mai 2018 - Tour d'Italie, Etape 3, Be'er Sheva-Eilat (229 kms)
À l’arrivée de la troisième étape du Tour d’Italie, une nouvelle fois gagnée par Viviani (Quick Step Floors), les coureurs et le staff de l’équipe Groupama-FDJ se sont tapés dans la main. Le but était de quitter Israël demain matin en ayant permis à Thibaut Pinot de préserver intactes ses chances. La mission est parfaitement accomplie.

Une étape harassante.

 

« Je savais que je devais en passer par là, disait-il quelques secondes après avoir franchi la ligne d’arrivée à Eilat, mais une telle étape dans un décor lunaire ne présente aucun intérêt. Pour moi, l’objectif est atteint, je voulais arriver en Sicile sans avoir perdu de temps, sans avoir vécu de contre-temps. C’est fait. On reprend la course mardi mais demain sera une journée plus difficile qu’une étape parce qu’on se lève à 5 heures du matin pour aller prendre l’avion… »

 

La chaleur, le vent, la tension, la lutte d’influence des équipes souhaitant maintenir en permanence leur leader à l’abri des ennuis, des routes planes et faites de très longues lignes droites, tel était le menu de cette très longue troisième étape animée une nouvelle fois par le Canadien Boivin (Israël Cycling Academy) accompagné cette fois de Frapporti (Androni-Sidermec) et Barbin (Bardiani-CSF).

 

"Courir devant collectivement" Sebastien Joly.

 

« Pour nous, insiste Sébastien Joly, le maitre mot était de courir devant collectivement. Les huit coureurs de l’équipe l’ont fait à la perfection. Le parcours était particulier avec cette traversée du désert, c’est le cas de le dire. On avait peur de la canicule mais le ciel est resté couvert et on a donc été épargné, le thermomètre est resté entre 32 et 35 degrés. On n’a jamais eu de sensations d’étouffement. Après, il fallait gérer le vent mais on avait bien regardé les prévisions. Tout le temps il a été favorable ou de trois-quarts ce qui n’est jamais facile. Toute la journée, il fallait monter sur un plateau, puis sur un autre parfois pendant 40 kilomètres. Ça ne monte jamais vraiment, sur de grandes routes mais le coureur reste en prise tout le temps et la journée a été usante. Dans ce contexte, tous les coureurs de l’équipe Groupama-FDJ ont été vraiment très bons. Avec une mention spéciale à William Bonnet, à Matthieu Ladagnous et à Anthony Roux qui apportent dans ce type d’étapes leur expérience de « classicmen ». Eux avaient ce travail à accomplir en protection de leur leader tandis que Sébastien Reichenbach et Steve Morabito devaient s’occuper du ravitaillement en bidons. Les rôles étaient bien définis et Thibaut était bien rassuré. »

 

Allier transfert et récupération.

 

La première partie du Giro est donc un succès pour Groupama-FDJ. Il faut désormais bien négocier le transfert. Julien Pinot y a apporté sa touche personnelle. Il a envisagé un parcours pour que les coureurs rejoignent en vélo l’hôtel dès leur descente de l’avion. Ça va optimiser la récupération et comme le souligne Sébastien, Julien est vraiment appréciable pour tout ça. Dans l’histoire, les coureurs auront gagné deux heures.

 

 

Par Gilles Le Roc’h.

Vos commentaires

Publié le 07 mai 2018 à 18:59, par jac34
Première étape sans intérêt, troisième étape sans intérêt: mais comme c'était en quelque sorte un hommage rendu à Gino Bartali, on se tait et on attend le second départ de l'épreuve en Sicile.