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Arnaud Démare avait tout bien fait...

le 15 mars 2019 - Paris-Nice, étape 6
S’il ne trouve pas le sommeil, cette nuit, Arnaud Démare aura de quoi s’occuper. Il va pouvoir revoir à l’envie les images de son étape, particulièrement le dernier kilomètre parfaitement négocié, davantage les ultimes coups de pédale d’un sprint qu’il a cru victorieux. Avant de voir passer Sam Bennett sur sa droite sans qu’il n’ait commis la moindre faute !

Il le savait bien, cette étape de Brignoles était bien la dernière pouvant permettre, cette semaine, la victoire d’un sprinteur. Pour cela, il fallait bien passer l’enchaînement de trois côtes dans la dernière partie d’étape. Au sommet de la côte de Saint-Philomène, à 25 kilomètres de l’arrivée, c’était mission accomplie. Arnaud était présent dans un peloton de 50 coureurs, épaulé par Rudy Molard, Valentin Madouas, Jacopo Guarnieri et Ignatas Konovalovas. Auparavant, Olivier Le Gac et Ramon Sinkeldam avaient fait leur part du boulot.

 

Les coureurs de Groupama-FDJ ont pris la tête des opération à quatre kilomètres de l’arrivée et de nouveau leur action a été parfaite. Le dernier kilomètres avec deux ronds-points et un rétrécissement de chaussée avant le dernier virage nécessitait d’être devant. Le vent de face pouvait être contrariant mais en débouchant dans la dernière ligne droite dans le sillage de Jacopo Guarnieri, Arnaud n’a pas hésité. Il a pris les devants et seul Bennett, à vingt mètres de la ligne, est parvenu à le remonter !

 

« C’est une grosse déception, dit Arnaud. Je me voyais lever les bras. Le vent était de face, dans ce cas il faut de la réussite et j’en ai pas. C’est le vélo, il faut aussi avoir le vent de son côté. L’équipe a super bien travaillé. On a passé les difficultés à 5 coureurs pour arriver en petit comité et ça n’a pas été facile. Au terme de cette journée, il y a une bonne note : c’est bien d’être là et c’est de bon augure avant Milan-San Remo. La course est très nerveuse depuis le début. Depuis Paris il y a pas mal de vent et il y en avait encore aujourd’hui. Dans le final il y a eu des chutes et ça ne m’étonne pas. Cela dit, on n’a pas eu de mauvais temps, la course a été difficile mais il a fallu moins puiser dans l’organisme que les autres années. Cette année, j’aimerais finir à Nice. La condition revient et aujourd’hui, physiquement, je n’ai pas l’impression qu’il me manquait quelque chose. Simplement, Sam Bennett était le plus fort, le plus malin et avait la réussite en plus ! »

 

« On méritait de gagner, assure Frédéric Guesdon. Tout le monde marche bien, c’est le point positif. Arnaud, il ne lui manque rien, Bennett le passe dans les vingt derniers mètres. S’il y avait eu un peu moins de vent, il l’aurait fait. On connaissait le final, Jussi Veikkanen l’avait filmé quand il était au Tour du Haut-Var et je l’en remercie et il s’en est fallu de peu ! Bon, on oublie le sprint et on passe au dernier week-end. Nos deux grimpeurs sont bien et demain il y a moyen de jouer !»

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